
C’est l’appareil photo qui m’accompagne depuis de nombreuses années, que j’aime en tant qu’objet, en tant qu’outil pour les photos qu’il me permet de réaliser, pour les souvenirs de voyages et de moments auxquels il est associé.
Bon, tout d’abord, c’est un appareil argentique. Pas pratique, me direz-vous, à l’ère du numérique. C’est juste.
Cela oblige, après développement, à scanner les négatifs (après un tri sévère des photos) pour obtenir les précieux fichiers à retoucher, imprimer, envoyer, mettre en ligne…
Oui, le Leica M est archaïque, voire antédiluvien. Jugez plutôt :
- Pas d’autofocus !
- Pas de zoom (des focales fixes, uniquement : 35mm, 50 mm et 90 mm en ce qui me concerne)
- Pas de moteur, donc avance du film et rembobinage manuels
- Le chargement du film est en lui-même une expérience : on retire la semelle du boitier, on ouvre le volet, on introduit l’extrémité du film dans la bobine réceptrice : exécuter tout cela en quelques secondes constitue le bizutage de l’utilisateur de cet appareil.

Bon, alors : à quoi bon trainer un tel appareil ?
- Parce que les objectifs sont tout simplement les meilleurs qui existent en 24×36
- Parce que cet appareil est le plus silencieux (avec quelques autres dans le même esprit)
- Parce qu’il est autrement plus petit et discret qu’un reflex
Tout cela, et bien d’autres raisons, font que cet appareil est extrêmement attachant, et qu’une fois que l’on a eu la chance d’en utiliser un, il est difficile de s’en passer.
Cet appareil est légendaire. Et il possède un charme un peu désuet que je trouve irrésistible (ci-dessous, en version Argent) :
